Un engagement né en France — une action en République centrafricaine

De l'ombre à la lumière.

En Centrafrique, des milliers de femmes perdent un bébé sans jamais recevoir d'explication, de soin ni d'écoute. Nous construisons à Bangui le lieu qui n'existe pas.

Cette association est née de trois deuils.

  • Idriss Ayden
  • Khaled
  • Khalifa

882

décès maternels pour 100 000 naissances vivantes en République centrafricaine — le deuxième taux le plus élevé au monde, après l'Afghanistan.

Source : UNFPA République centrafricaine.

Mourir en donnant la vie, ou survivre sans que personne n'en parle.

Derrière ce chiffre, il y a celles qui survivent. Celles qui rentrent chez elles les bras vides, sans diagnostic, sans suivi, sans un mot d'explication sur ce qui s'est passé dans leur corps.

Beaucoup de ces morts sont évitables : une hémorragie prise à temps, une infection traitée, une grossesse à risque repérée pendant une consultation prénatale. Ce qui manque n'est pas la médecine, c'est l'accès et l'information.

La situation s'est encore aggravée. Les coupes récentes dans l'aide internationale ont conduit à la suspension des salaires de sages-femmes centrafricaines, au moment précis où le pays en a le plus besoin.

Naomi Eden Bayoka-Dieka, fondatrice de L'Espoir d'une Vie

J'ai perdu trois enfants avant qu'on m'explique pourquoi.

Je m'appelle Naomi Eden Bayoka-Dieka. J'ai porté une béance du col pendant des années sans savoir que cela portait un nom. Personne ne m'en avait parlé. Trois grossesses se sont arrêtées avant qu'un médecin refuse de baisser les bras et pose enfin le bon diagnostic.

Je n'ai pas créé cette association pour me mettre en avant. Je l'ai créée parce que j'aurais voulu la trouver, moi.

J'ai eu la chance d'être en France, où le diagnostic a fini par arriver. En Centrafrique, d'où je viens, il ne serait jamais venu. C'est pour cela que nous agissons là-bas.

Lire l'histoire complète dans le livre

La béance du col : un silence qui coûte des vies

La béance du col, ou insuffisance cervicale, désigne un col de l'utérus qui s'ouvre trop tôt pendant la grossesse. Sans douleur, sans saignement, sans signe annonciateur. C'est ce qui la rend si dangereuse : quand on comprend ce qui arrive, il est souvent trop tard.

En France, elle est encore trop rarement dépistée à temps. En Centrafrique, elle est presque inconnue.

Comprendre la béance du col

Ce que nous construisons à Bangui

Cinq actions, pensées pour un pays où presque tout manque. Aucune n'attend qu'un bâtiment sorte de terre.

Une permanence d'écoute

Un créneau hebdomadaire dans une salle prêtée par une maternité ou une paroisse. Un lieu où une femme peut parler de son bébé perdu sans qu'on lui réponde d'aller de l'avant.

Des écoutantes formées

Des femmes de Bangui, formées à l'écoute du deuil périnatal et supervisées chaque mois. L'accompagnement doit venir de la communauté, pas de l'extérieur.

De l'information qui sauve

Chroniques radio et causeries de quartier, en sango et en français : signes de danger pendant la grossesse, importance des consultations prénatales, béance du col.

Un appui aux soins

Un fonds de secours pour qu'une échographie, une consultation ou un transport vers l'hôpital ne dépendent pas de ce qu'il reste dans la poche.

Un avenir après

Alphabétisation et activités génératrices de revenus. Se reconstruire après un deuil passe aussi par l'autonomie économique.

Où nous en sommes

Nous n'annonçons que ce qui existe. Voici précisément le chemin, et l'étape que nous franchissons aujourd'hui.

  1. 01

    Structurer

    Enregistrer la structure à Bangui et nouer les premiers partenariats avec les maternités, les sages-femmes et les autorités sanitaires.

    Étape en cours
  2. 02

    Former les premières écoutantes

    Une session de formation à l'écoute du deuil périnatal pour huit à dix femmes de Bangui, avec une supervision mensuelle.

  3. 03

    Ouvrir la permanence et lancer la radio

    Un créneau d'écoute chaque semaine, et les premières émissions d'information en sango et en français.

  4. 04

    Ouvrir le centre

    Un lieu à nous, réunissant l'écoute, l'appui aux soins et les ateliers d'autonomisation.

Votre don finance une étape, pas une intention

Nous sommes une jeune association. Chaque euro reçu va à une ligne précise, et nous en rendrons compte.

10 €Une consultation prénatale pour une femme sans ressources
25 €Une échographie de contrôle du col
50 €Une journée de formation pour une écoutante
100 €Un mois de permanence d'écoute à Bangui
Faire un don

Comment nous suivons l'argent

Compte dédié, double signature pour chaque dépense engagée à Bangui, justificatif conservé pour chaque euro, et un rapport d'activité et financier publié chaque année sur ce site.

La réduction d'impôt de 66 % sera indiquée ici dès confirmation de l'éligibilité de l'association à l'intérêt général.

Aider autrement

  • Devenir bénévole, en France ou à Bangui
  • Nous mettre en relation avec une maternité, une radio ou une fondation
  • Parler de la béance du col autour de vous
  • Proposer une compétence : traduction en sango, comptabilité, santé, communication

Si vous traversez cela en ce moment

Nous ne sommes ni un service d'urgence, ni un service médical, ni un lieu de psychothérapie. Nous écoutons, nous informons et nous orientons — jamais à la place des soignants.

Si vous avez besoin d'aide immédiatement :

15
Urgences médicales (112 depuis un mobile)
3114
Numéro national de prévention du suicide, 24h/24, gratuit
3919
Violences faites aux femmes